C’est ce que révèle un grand sondage mené auprès de 1 000 femmes belges par le bureau d’études iVox.

Les résultats de l’enquête n’ont rien de réjouissant, si l’on tient compte du fait que 80 pourcent des femmes belges courent le risque de contracter un jour une infection à HPV. Le cancer du col de l’utérus est causé par le HPV, un virus contagieux et sexuellement transmissible dont il existe pas moins de 150 types différents. Malgré les nombreuses initiatives du gouvernement flamand visant à renforcer la sensibilisation au cancer du col de l’utérus, 12 pour cent des femmes interrogées n’établissent aucun lien de cause à effet entre le virus HPV et le cancer du col de l’utérus.

 

Vaccination

Afin de prévenir le cancer du col de l’utérus, il est possible de se faire vacciner. Les recommandations belges préconisent de faire vacciner les jeunes filles de façon routinière, de préférence entre l’âge de 10 et 12 ans. En effet, les vaccins sont plus efficaces quand ils sont administrés avant le début de l’activité sexuelle. Pas moins de 72 pour cent des femmes interrogées déclarent ne pas être vaccinées contre le virus HPV, tandis que 15 pour cent l’ignorent. Grâce à l’action combinée de la vaccination et d’une autre méthode de dépistage, il devrait être possible à l’avenir de bannir le cancer du col de l’utérus de la liste des maladies mortelles.

 

Test de Pap

Septante pour cent des femmes connaissent le test de Pap, également appelé frottis, alors qu’il ne s’agit pas – loin s’en faut – du test le plus précis pour dépister le cancer du col de l’utérus. En outre, seulement 21 pour cent ont déjà entendu parler du test HPV, alors que ce dernier est plus sensible et plus correct qu’un frottis classique. De ce fait, le risque de passer à côté de lésions est minime. Pourtant, 90 pour cent des femmes belges n’ont jamais demandé d’initiative un test de dépistage HPV à leur médecin traitant ou leur gynécologue.