Maddy Metens

Dans quelle circonstance avez-vous appris votre maladie ?

Maddy Metens - Ma maman a été touchée par le cancer des ovaires alors que j’étais encore très jeune. Trois ans avant son décès en 2005 des suites de la maladie, j’ai appris que ce type de cancer pouvait être génétique. En 2009, durant ma 2e grossesse, les échantillons analysés ont fait apparaître que j’étais porteuse d’un gène défaillant - le BRCA1 -, susceptible d’augmenter grandement les risques de développer un cancer du sein, voire des ovaires. Je n’étais pas encore malade mais je suis alors entrée dans une période de suivi préventif intense : un frottis, une échographie, une mammographie et une IRM chaque année. Une ablation des ovaires était par ailleurs programmée pour mes 35 ans.

Malheureusement, la maladie s’est développée avant cela…

M. M. - En janvier 2015, à la suite de fortes douleurs dans le bas ventre, je me suis rendue aux urgences. Après quelques examens, le cancer des ovaires a été constaté ; il s’était développé dans mon péritoine. Il était déjà au stade 3. Malgré tout, j’ai vécu cela comme une forme de soulagement : je savais que la maladie était là et que j’étais armée pour la combattre. Jusqu’en août 2015, j’ai subi entre autres des chimio et une opération de 12 heures. Aujourd’hui, je vais bien, mais les risques de récidives existent et je reste sous surveillance médicale. Pour moi, l’acceptation de la maladie a été essentielle : elle est la source de la sérénité et de l’énergie nécessaire au combat contre le cancer.